Le marketing
Ces entreprises doivent s’ouvrir à l’arrivée des nouveaux types de plastiques, mais ce n’est pas une raison pour les
intégrer de n’importe quelle manière. Il faut d’abord se concentrer sur l’évolution du marché, les besoins et attentes des clients, etc. Sinon tous les efforts faits risquent d’être
vains.
Elles vont devoir savoir où elles se situent sur le marché de la plasturgie en
fonction de l’évolution de la concurrence nationale et internationale, de la valeur perçue de leurs produits par leurs clients, etc.
Comme nous l’avons dit plus haut, nous devons nous efforcer de donner des conseils à ces entreprises quand à leur
adaptation aux nouveaux types de plastiques. Les méthodes suggérées doivent être les moins coûteuses possibles sans quoi les PME risquent de ne pouvoir les appliquer.
Les PME de plasturgie sont restées dans une stratégie de suivi des grandes entreprises. Même si elles sentent des
changements, souvent elles préfèrent attendre que le client le réclame expressément. Cela ne peut plus continuer ainsi. Le client, nous l’avons vu plus haut, bénéficie d’un choix plus large, et
il n’attendra pas que son fournisseur habituel lui donne ce qu’il veut. Il ira directement voir un autre fournisseur. Aujourd’hui, il faut être capable de se différencier de la concurrence, et
« devancer » les marchés qui sont en train de se créer, afin d’être le premier sur les nouveaux marchés (pour lesquels on prévoit une très forte croissance).
Les petites et moyennes entreprises de plasturgie ont besoin de passer à une « culture d’anticipation », il
s’agit de la gestion des flux de main-d’œuvre, de l’utilisation des outils de pilotage, etc. Il leur faut aussi mutualiser leurs outils de production afin de pouvoir se préparer plus facilement à
l’arrivée de nouvelles technologies. Nous pouvons également leur conseiller de valoriser leur savoir-faire au travers de la négociation commerciale et de développer des offres conjointement avec
d’autres transformateurs.
Il peut aussi être judicieux de faire du brainstorming afin de savoir comment tirer le meilleur parti de l’arrivée de
ces nouveaux types de plastiques, tant du point de vue de la gestion et de la production que du point de vue commercial et marketing. L’un ne va pas sans l’autre. Savoir ce qu’il convient de
faire face à l’arrivée de nouvelles matières premières est le but de cette thèse mais, étant donné que chaque entreprise est différente, le brainstorming est malgré tout nécessaire.
Il est aussi judicieux de s’allier pour mieux se démarquer grâce à une innovation (s’allier pour mettre au point une
innovation).
Des propriétés nouvelles vont être découvertes, cela va stimuler l’innovation, le marketing, etc. Par exemple, les
fibres ont une certaine capacité d’absorption d’eau à cause de leur structure poreuse, ce qui amènera encore la découverte de nouvelles propriétés, possibilités, et des innovations.
L’embauche d’une personne chargée du suivi des lois concernant l’environnement, évitera des mauvaises surprises et des
impôts en plus à payer (non respect d’une nouvelle norme, etc.).
La mise en place d’un département marketing n’est pas une chose aisée. Cela suppose l’acquisition de nouvelles
habitudes. Il s’agit de faire des études de marché, afin de savoir où se situe l’entreprise et où elle doit aller, la surveillance de la concurrence (étude de marché…), la mesure de la
satisfaction des clients (grâce à un questionnaire), etc.
Cette nouvelle personne devra aller interroger les clients sur leurs attentes et leurs impressions quant au produits
fournis, communiquer sur les nouveaux types de plastiques utilisés, s’assurer qu’ils correspondent bien au marché et au client…
Pour une adaptation réussie aux nouveaux types de plastiques, la PME va devoir aussi soigner son relationnel avec ses
fournisseurs. Il ne s’agit pas d’attendre que ce soit eux qui apportent les nouvelles matières. Là aussi, il faut anticiper. La création d’un groupement pour maîtriser la chaîne de valeur du
début à la fin (depuis la conception jusqu’à la vente) serait judicieuse. Ainsi l’entreprise s’entendrait avec tous ses partenaires, ce qui faciliterait les relations, la bonne compréhension des
intérêts des uns et des autres (ne pas cultiver une surface agricole trop importante,…) et augmenterait la facilité du travail.
Au lieu de vivre cette situation comme une contrainte ou une lubie des consommateurs qui ne fera que passer il faudrait
en profiter pour jouer sur l’offre. En effet, il y a là l’occasion d’avoir de nouveaux types de produits, ayant de nouvelles propriétés. Nous pouvons supposer aussi que de nouvelles et diverses
inventions seront faites dans ce domaine. Les PME devraient essayer d’être propriétaires d’une invention. Cela pourrait aussi leur permettre de s’implanter sur des marchés de niche. Elles
auraient ainsi plus de liberté quant à la fixation de leurs prix et seraient moins « sous le joug » des grandes entreprises qui, comme nous l’avons évoqué avant, sont pour ainsi dire
des « donneurs d’ordre » en ce qui concerne les prix.
Ces PME devraient toujours être au fait de l’avancée des technologies afin de ne pas
se laisser distancer. Elles devraient avoir un processus continu de recherche d’amélioration (lien avec la conduite du changement), ne pas se contenter de répondre à la demande du client, mais
toujours apporter en plus ce qu’il désirerait et qu’il n’a pas songé à demander.
Il peut être aussi judicieux que les PME se réunissent régulièrement afin d’échanger de bonnes pratiques et de bons
procédés. Elles peuvent aussi se tourner vers les pôles de recherche, qui peuvent leur donner des conseils (cf le Pôle Européen de la Plasturgie).