Mardi 26 février 2008

 

Revues :

 

  • Alternatives économiques : Numéro 253, Décembre 2006 ; Climat : on en parle (beaucoup) mais on ne fait rien (ou presque).
  • Alternatives internationales : Numéro 33, Décembre 2006 ; Gaz à effet de serre, pétrole cher, peut-on se passer du nucléaire ?
  • BioFutur : Numéro 270 ;  Octobre 2006 ; Impacts des changements climatiques.
  • BioFutur : Numéro 269 ; Septembre 2006 ; Biocarburants.
  • Sciences & Vie : Numéro 1074 ; Mars 2007 ; Après le pétrole, Nucléaire ou Charbon ? 

 

Livres :

 

  • E. Reynaud, F. Depoers, C. Gauthier, JP. Gond, G. Schneider. Le développement durable au cœur de l’entreprise – Pour une approche transverse du développement durable – Maunoury; Dunod. Octobre 2006.
  • E. Laville. L’entreprise verte; 2ème édition Village Mondial ; Mars 2006.
  • M. Reyne. Les choix technologiques pour l’entreprise - Diagnostic interne - Analyse de l’environnement économique. Technique et Documentation – Lavoisier. Juin 1987.
  • J.-P. Trotignon ; J. Verdu ; A. Dobraczynski ; M. Piperaud. Matières plastiques – Structures - propriétés, Mise en œuvre, normalisation. Nathan. Août 2000.
  • Technologies clés 2010 ; Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie ; Les Editions de l’Industrie, Collection Textes clés. Paris 2006. 
  • M. Reyne. Que sais-je ? Les plastiques. Puf. Mars 1998 (N°44037).

 

Salons et Expositions:

 

  • Salon de l’Agriculture de Paris.
  • « Go Plast », le salon de la plasturgie d’Angers.
  • Visite du site industriel de Tavaux, sur lequel du plastique est fabriqué et transformé.

 

Sites web :

 

 

Conférences :

 

  • Les fibres naturelles végétales comme élément de différentiation, de Charlyse Pouteau (Pôle Européen de plasturgie).
  • Biopolymères : De la conception au recyclage, de Patrik Vullermoz (Pôle Européen de plasturgie).
  • Emballages plastiques et réglementation environnementale, de Françoise Gerardi (Pôle Européen de plasturgie).
  • Eco - conception pour tous, de Pierre Agabriel (Pôle Européen de plasturgie).

 

Personnes interrogées :

 

  • Daniel Samain, chercheur au Cermav
  • Claire de Muyser, Chargée de mission à Matériautech.
  • Aurélien Emprin, Documentaliste au Pôle Européen de Plasturgie.
  • Jean-François Salvi, Fabricant et fournisseur de latex au sein de l’usine Solvay (Tavaux).
  • Divers représentants de PME de plasturgie rencontrés lors du salon Go Plast.
par Audrey
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Mardi 26 février 2008

Le marketing

 

Ces entreprises doivent s’ouvrir à l’arrivée des nouveaux types de plastiques, mais ce n’est pas une raison pour les intégrer de n’importe quelle manière. Il faut d’abord se concentrer sur l’évolution du marché, les besoins et attentes des clients, etc. Sinon tous les efforts faits risquent d’être vains.

Elles vont devoir savoir où elles se situent sur le marché de la plasturgie en fonction de l’évolution de la concurrence nationale et internationale, de la valeur perçue de leurs produits par leurs clients, etc.

 

Comme nous l’avons dit plus haut, nous devons nous efforcer de donner des conseils à ces entreprises quand à leur adaptation aux nouveaux types de plastiques. Les méthodes suggérées doivent être les moins coûteuses possibles sans quoi les PME risquent de ne pouvoir les appliquer. 

 

Les PME de plasturgie sont restées dans une stratégie de suivi des grandes entreprises. Même si elles sentent des changements, souvent elles préfèrent attendre que le client le réclame expressément. Cela ne peut plus continuer ainsi. Le client, nous l’avons vu plus haut, bénéficie d’un choix plus large, et il n’attendra pas que son fournisseur habituel lui donne ce qu’il veut. Il ira directement voir un autre fournisseur. Aujourd’hui, il faut être capable de se différencier de la concurrence, et « devancer » les marchés qui sont en train de se créer, afin d’être le premier sur les nouveaux marchés (pour lesquels on prévoit une très forte croissance).

Les petites et moyennes entreprises de plasturgie ont besoin de passer à une « culture d’anticipation », il s’agit de la gestion des flux de main-d’œuvre, de l’utilisation des outils de pilotage, etc. Il leur faut aussi mutualiser leurs outils de production afin de pouvoir se préparer plus facilement à l’arrivée de nouvelles technologies. Nous pouvons également leur conseiller de valoriser leur savoir-faire au travers de la négociation commerciale et de développer des offres conjointement avec d’autres transformateurs.

Il peut aussi être judicieux de faire du brainstorming afin de savoir comment tirer le meilleur parti de l’arrivée de ces nouveaux types de plastiques, tant du point de vue de la gestion et de la production que du point de vue commercial et marketing. L’un ne va pas sans l’autre. Savoir ce qu’il convient de faire face à l’arrivée de nouvelles matières premières est le but de cette thèse mais, étant donné que chaque entreprise est différente, le brainstorming est malgré tout nécessaire.

Il est aussi judicieux de s’allier pour mieux se démarquer grâce à une innovation (s’allier pour mettre au point une innovation).

Des propriétés nouvelles vont être découvertes, cela va stimuler l’innovation, le marketing, etc. Par exemple, les fibres ont une certaine capacité d’absorption d’eau à cause de leur structure poreuse, ce qui amènera encore la découverte de nouvelles propriétés, possibilités, et des innovations.

 

L’embauche d’une personne chargée du suivi des lois concernant l’environnement, évitera des mauvaises surprises et des impôts en plus à payer (non respect d’une nouvelle norme, etc.).

La mise en place d’un département marketing n’est pas une chose aisée. Cela suppose l’acquisition de nouvelles habitudes. Il s’agit de faire des études de marché, afin de savoir où se situe l’entreprise et où elle doit aller, la surveillance de la concurrence (étude de marché…), la mesure de la satisfaction des clients (grâce à un questionnaire), etc.

Cette nouvelle personne devra aller interroger les clients sur leurs attentes et leurs impressions quant au produits fournis, communiquer sur les nouveaux types de plastiques utilisés, s’assurer qu’ils correspondent bien au marché et au client…  

 

Pour une adaptation réussie aux nouveaux types de plastiques, la PME va devoir aussi soigner son relationnel avec ses fournisseurs. Il ne s’agit pas d’attendre que ce soit eux qui apportent les nouvelles matières. Là aussi, il faut anticiper. La création d’un groupement pour maîtriser la chaîne de valeur du début à la fin (depuis la conception jusqu’à la vente) serait judicieuse. Ainsi l’entreprise s’entendrait avec tous ses partenaires, ce qui faciliterait les relations, la bonne compréhension des intérêts des uns et des autres (ne pas cultiver une surface agricole trop importante,…) et augmenterait la facilité du travail.

Au lieu de vivre cette situation comme une contrainte ou une lubie des consommateurs qui ne fera que passer il faudrait en profiter pour jouer sur l’offre. En effet, il y a là l’occasion d’avoir de nouveaux types de produits, ayant de nouvelles propriétés. Nous pouvons supposer aussi que de nouvelles et diverses inventions seront faites dans ce domaine. Les PME devraient essayer d’être propriétaires d’une invention. Cela pourrait aussi leur permettre de s’implanter sur des marchés de niche. Elles auraient ainsi plus de liberté quant à la fixation de leurs prix et seraient moins « sous le joug » des grandes entreprises qui, comme nous l’avons évoqué avant, sont pour ainsi dire des « donneurs d’ordre » en ce qui concerne les prix.

Ces PME devraient toujours être au fait de l’avancée des technologies afin de ne pas se laisser distancer. Elles devraient avoir un processus continu de recherche d’amélioration (lien avec la conduite du changement), ne pas se contenter de répondre à la demande du client, mais toujours apporter en plus ce qu’il désirerait et qu’il n’a pas songé à demander.

 

Il peut être aussi judicieux que les PME se réunissent régulièrement afin d’échanger de bonnes pratiques et de bons procédés. Elles peuvent aussi se tourner vers les pôles de recherche, qui peuvent leur donner des conseils (cf le Pôle Européen de la Plasturgie).

par Audrey
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Mardi 26 février 2008

Aujourd’hui, les entreprises de plasturgie fabriquent et/ou transforment du plastique qui contient du pétrole, et d’une manière ou d’une autre, ce n’est pas le produit le plus respectueux de l’environnement, ni le plus stable sur les marchés. Nous savons qu’il est temps d’agir pour la survie de la planète, que le pétrole n’est pas éternel, et que son utilisation va causer de plus en plus de problèmes. Nous commençons à observer un mouvement des entreprises vers une prise de conscience de la protection de l’environnement. Les technologies actuelles vont devoir évoluer en tenant compte de l’environnement. Le ministère en charge de l’industrie cherche en permanence à identifier les technologies « leviers » (les plus importantes) dans un horizon de 5 à 10 ans. Les problèmes auxquels sont confrontés actuellement les pays industrialisés (délocalisations, « guerre » sur les coûts des matières premières, émergence de nouvelles puissances économiques…), mettent encore plus en avant la nécessité d’innover. Ceci est d’autant plus vrai que la compétitivité des entreprises et le bien-être des individus est en partie dépendant de la technologie et de l’innovation.

Comme nous l’avons vu plus haut, le pétrole est susceptible de causer des guerres et d’importants problèmes économiques. L’instabilité des cours du pétrole, et la réduction des quantités disponibles sont en partie dues à la volonté de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) et de la croissance de la demande mondiale. Nous sommes actuellement dans une impasse face au pétrole et il est donc impératif de modifier les composants et les moyens de production qui s’y rapportent.

Actuellement il existe plusieurs solutions pour remplacer le pétrole, mais toutes sont limitées. Les trois solutions les plus importantes sont l’énergie nucléaire, le charbon et les énergies renouvelables. Ces dernières servent surtout à produire de l’électricité. Pour le plastique, on pense aux fibres (qui constitueraient les « bioplastiques »), par exemple à la cellulose. Nous verrons plus en détail dans la deuxième partie ce qui pourrait remplacer le pétrole dans le plastique. Le développement des produits destinés à remplacer le pétrole est freiné par le pétrole et le gaz qui sont des ressources « moins chères », déjà existantes et relativement accessibles.

Elles sont encore très dépendantes des aides gouvernementales. Ces dernières peuvent se présenter sous diverses formes telles que les subventions ou les aides directes. Toutes les énergies renouvelables confondues représentent à peine 2,5% de la consommation mondiale d’énergie. Elles ne peuvent pas se substituer directement au pétrole, qui sert principalement à la fabrication de carburants liquides. Jusqu’à présent, aucune solution durable n’a été trouvée. Nous pouvons illustrer cela par quelques exemples :

 

-          L’industrie chimique est à même de reproduire l’ensemble des produits chimiques issus du pétrole, mais cela n’est pas possible sans combustible bon marché.

-          L’Afrique du sud peut produire du pétrole à base de charbon, mais ce procédé contribue considérablement à la combustion du CO^2. Ce qui fait que cela n’est pas une bonne solution à court comme à long terme. 

par Audrey
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Mardi 26 février 2008

Nous devons rappeler que le but de cette thèse n’est pas de parler du pétrole en soi, mais de le relier au plastique, et c’est pourquoi nous allons maintenant voir en quoi le pétrole est important dans la fabrication du plastique.

Le pétrole qui va servir à la fabrication du plastique se condense entre 180° et 40°. On l’appelle naphta. Le naphta doit ensuite être transformé, cela se fait par l’opération qu’on appelle le craquage. Le craquage consiste à « casser » toutes les grosses molécules pour en avoir de plus petites, car ces dernières sont plus utiles. Cela se fait en mélangeant le naphta à de la vapeur d’eau en le chauffant à 800° pour le refroidir ensuite à 400°. Ceci permet donc d’obtenir de petites molécules. Ces dernières constituent des monomères (qui se présentent sous forme de gaz ou de liquide). C’est donc à partir des monomères que la matière plastique est fabriquée. On met ensuite ces derniers « en réaction » afin de former un polymère (c’est une chaîne de monomères). Cette étape s’appelle la polymérisation. Pour faire réagir les monomères et les attacher les uns aux autres, on ajoute dans les « réacteurs de polymérisation » des petits éléments appelés « catalyseurs ». Les polymères se présentent presque toujours sous forme solide. Il existe deux types de réaction pour produire des polymères. La première est une réaction « d’addition » : où le polymère est constitué d’une chaîne du même monomère. C’est alors du polyéthylène (qui sert à fabriquer des flacons et des films, par exemple).

Il existe aussi les réactions de « condensation » où le polymère est constitué d’une chaîne de deux monomères différents. Au cours de la réaction, deux molécules d’eau se forment et se condensent. C’est le procédé de fabrication du polyéthylène théréphtalate (polymère obtenu par polycondensation de l’acide téréphtalique et de l’éthylène glycol) qui sert pour les bouteilles d’eau, par exemple.

Toutes ces réactions se déroulent dans des conditions atmosphériques précises (température, pression, etc.) qui vont donner les caractéristiques propres de chaque polymère.

Nous voyons donc maintenant à quel point le pétrole est important dans la fabrication du plastique. Nous pouvons même dire que le plastique n’est constitué que de pétrole. Compte tenu des remarques faites plus haut, nous voyons qu’il est temps de penser à d’autres procédés, et que les entreprises (les petites comme les grandes) doivent se préparer à cela.

par Audrey
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Samedi 23 février 2008
Après avoir passé une thèse dans le cadre d'un master spécialisé, j'ai trouvé dommage que le produit de mes recherches parte dans l'oubli. C'est pourquoi j'ai décidé de publier certaines parties de ma thèse, afin que le travail puisse être utile à des professionnels et à d'autres étudiants. 

J'actualiserai le plus fréquemment possible mes recherches.

Le titre de ma thèse est : L'avenir du pétrole et l'arrivée de nouvelles matières de remplacement dans les PME de plasturgie françaises.

Et la problématique : Comment les PME du secteur de l'industrie de la plasturgie française vont-elles pouvoir modifier leur processus de gestion, de production et de management afin de s'adapter à la fin de l'utilisation du pétrole et à l'arrivée de nouvelles matières de remplacement?

Bonne lecture!
par Audrey
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